ORTHEO - Chirugie de l’appareil locomoteur

Hallux Rigidus

1- AVANT LA CONSULTATION

Définition de l’hallux rigidus

Il s’agit du terme utilisé pour désigner l’arthrose du gros orteil c’est à dire l’usure progressive du gros orteil. Le gros orteil (HALLUX) s’enraidit et devient douloureux à la mobilisation. Des ossifications apparaissent progressivement. Celles-ci peuvent gêner la marche par frottement dans les chaussures. Parfois, des poussées inflammatoires avec rougeur du gros orteil se manifestent.


Quelles sont les causes ?

Les causes de l’hallux rigidus les plus fréquentes sont :

  • Un excès de longueur du gros orteil entrainant des contraintes et des microtraumatismes lors de la marche dans des chaussures trop étroites.
  • Des facteurs constitutionnels expliquent certains hallux rigidus chez les adolescents.
  • L’ostéochondrite du 1er métatarsien souvent en relation avec un antécédent de traumatisme de l’orteil.
  • Certains pieds plats

    Quels sont les examens complémentaires à faire avant une consultation ? Il convient de réaliser des radiographies de face et de profil en charge (debout). Une incidence axiale du pied permet de visualiser les appuis au niveau de l’avant-pied

    La radiographie intervient pour confirmer le diagnostic, pour quantifier la sévérité de l’usure. Elle recherche également les autres anomalies architecturales du pied.

    2- PENDANT LA CONSULTATION
    Pourquoi m’opère-t-on ?
    L’opération permet de soulager les désagréments liés à l’arthrose du gros orteil. La douleur et les difficultés au chaussage sont des éléments qui permettent de poser l’indication d’une éventuelle intervention chirurgicale.

    La place du traitement non chirurgical
    Avant l’intervention chirurgicale, le traitement se limite à une adaptation du chaussage pour éviter les douleurs liées au frottement. Des infiltrations peuvent être réalisées au stade débutant pour limiter les poussées inflammatoires.

    Quelles sont les étapes à suivre avant l’opération ?
    Vous venez de consulter votre chirurgien et vous avez décidé ensemble d’une intervention. Il est nécessaire (et obligatoire légalement) de voir un médecin anesthésiste lors de la consultation pré-anesthésique, afin de décider du type d’anesthésie réalisée lors de la chirurgie. Cette consultation a lieu à la clinique, sur rendez-vous.

    3- PENDANT L’HOSPITALISATION
    Comment se déroule l’opération ?
    L’anesthésie est le plus souvent loco-régionale. Elle ne concerne que la jambe opérée. Pour éviter la gêne liée au saignement des veines, un garrot pneumatique est gonflé en début d’intervention. L’opération dure en moyenne entre 20 et 45 minutes. Cette durée dépend de la technique employée de la sévérité de la déformation et de la nécessité d’éventuels gestes associés.

    L’arthrodèse du gros orteil
    Il s’agit de la technique la plus couramment utilisée pour traiter l’hallux rigidus. Elle consiste en un blocage de l’articulation. Son principe consiste à retirer le cartilage restant au moyen de fraises d’avivement. Les surfaces osseuses sont ensuite mises en contact et maintenues par une plaque et des vis. L’objectif étant d’obtenir une consolidation des 2 os.
    L’intervention entraine peu de conséquence sur la marche. Seule la hauteur du talon de la chaussure sera limitée.

    Quels sont les risques de l’intervention ?
    Comme toute intervention chirurgicale, cette opération comporte des bénéfices et des risques. Vous l’avez acceptée après discussion avec votre chirurgien car vous pensez tous les deux que la balance penche en faveur des bénéfices attendus (diminution de vos douleurs et de la gêne, reprise des activités…)
    Les principaux risques de ce type d’intervention sont les suivants :
    Risque anesthésique : il vous a été expliqué lors de la consultation pré-anesthésique. Il est faible pour ce type d’intervention.
    Risque d’infection : comme pour toute intervention, le risque de développer une infection existe mais demeure très faible. Les signes infectieux possibles sont : la rougeur, l’écoulement de pus, la douleur et la fièvre. Il est difficile de différencier une inflammation banale qui survient après une intervention d’une véritable infection. En cas de doute sur la survenue de celle-ci, il est préférable de prendre au plus vite contact auprès du chirurgien pour organiser la prise en charge. Si une infection s’est développée une nouvelle intervention pour réaliser des prélèvements bactériologique et un lavage est nécessaire. Des antibiotiques seront ensuite mis en place.
    Risque de thrombose veineuse profonde (phlébite, embolie pulmonaire) : ce risque reste présent même si il devient très faible par la rééducation rapide après cette chirurgie du pied (appui autorisé avec chaussure adaptée le lendemain de l’intervention).
    Risque d’algoneurodystrophie : Cette complication peut survenir après n’importe quelle chirurgie ou traumatisme même mineur. Elle associe dans une première phase chaude des douleurs et une inflammation qui peut dépasser la zone de la chirurgie. Des phénomènes de raideur suivent en général cette phase douloureuse. Le traitement repose principalement par des exercices de rééducation douce.
    Risque cicatriciel : Il s’agit surtout de désunion de cicatrice qui nécessite des soins de pansement prolongés.
    Risque de déplacement secondaire : il survient souvent précocement. Il est souvent dépisté lors de la consultation du 2ème mois. Cette complication nécessite une nouvelle opération.
    Risque de fracture ou non consolidation : il est souvent lié à une chute ou au non-respect des consignes de chaussage post-opératoire. Le tabac augmente le risque de non-consolidation.
    Risque de métatarsalgies de transfert : Il s’agit de douleur plantaire à la marche. Cette situation survient lorsque le premier métarsien est trop court. L’appui lors de la marche se réalise donc sur les autres métatarsiens et provoquent des douleurs. Ces douleurs sont souvent bien soulagées par le port de semelle à appui rétro-capital. Une chirurgie des autres orteils peut être nécessaire.

    Combien de temps vais-je rester à la clinique ?
    La plupart des patients bénéficiant d’une chirurgie du pied sont prise en charge en ambulatoire (sortie le jour de l’opération). Si votre situation n’est pas adaptée à la prise en charge ambulatoire, vous passerez une nuit à la clinique et pourrez rentrer à domicilie le lendemain.

    4- APRES L’HOSPITALISATION
    Comment se passera la rééducation après l’opération ?
    Des exercices d’autorééducation vous seront enseignés. Ils diminuent le gonflement lié à l’opération. La marche est autorisée sous couvert d’une chaussure spécifique qui vous sera prescrite lors de la consultation. La marche sans chaussure est autorisée environ 6 semaines après l’intervention.

    Quand vais-je pouvoir conduire à nouveau ?
    La conduite automobile est possible dès que vous marchez sans la chaussure spécifique et que vous n’avez plus de douleur lors de la marche (environ 6 semaines à 2 mois après l’intervention).

    Vais-je pouvoir reprendre des activités sportives ?
    Le sport ne sera repris qu’après 3 mois et de manière progressive. C’est le gonflement lié à l’œdème du pied qui peut parfois mettre du temps à disparaître et peut gêner la pratique sportive ou la marche prolongée. La force de propulsion du pied à tendance à diminuer et peut entraîner une gêne lors des démarrage brutaux. Souvent la mobilité pré-opératoire est faible, l’arthrodèse n’entraine que peu de conséquence.

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